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Georges Chourier
" Je suivais mon père. Il pêchait bien, mon père, c'était le meilleur pêcheur de la Garonne.
Parmi les professionnels, il y avait la famille Penichon, puis les Chourier.
Pour mon père, c'était son métier. On vivait de la pêche, on pêchait devant la porte puisqu'on habitait à Langoiran.
Mais, en zone de pêche, on y allait quand j'étais un peu plus grand, au collège, jusqu'à Castets.
On commençait le matin. Ce qui s'appelait le volant, d'ailleurs, c'est un filet qui reste en surface. Il n'y a qu'une corde et les poissons se prennent par les œillets. On mettait ça sur un kilomètre à peu près.
On appelait le filet porté : d'un côté, t'avais la bouée, de l'autre côté, t'avais la maie. On l'appelait le mango, d'ailleurs.
On pêchait des anguilles avec des bourgnes.
Dans les endroits où il y avait des gens, on mettait la bourgne. On plantait un piquet avec une bourgne dessus, qui pêchait. Alors, on la posait à la marée montante et on la ramassait à la marée descendante.
À 10 ans, j'ai traversé la Garonne, on s'est baignés. Bon, moi, je ne pouvais pas m'immerger parce que j'avais mal aux oreilles. Alors, je nageais. J'ai nagé mal, hein. J'ai nagé la tête hors de l'eau. Alors, ça fait du poids à tirer, quoi. "
Menuisier puis marin, il a repris ses études avec détermination jusqu'à devenir capitaine au long cours sur des pétroliers.
Au chantier Tramasset, il s'est investi avec passion, mettant son expérience et son savoir-faire au service des autres.
Animé par une profonde envie de transmettre, il partageait volontiers les gestes, les histoires et les métiers de la mer ainsi que le bois. Il laisse le souvenir d'un homme généreux, curieux et profondément attaché à la transmission des savoirs.
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